source: https://www.dupleks.fr/

« Habille-toi ! On sort ce soir ! »

Depuis la nuit des temps, le vêtement est une source de discussion, de débats, de contradictions, de disputes, de réconciliation, d’amitié, de jalousies et de toutes ces choses qui caractérisent la complexité humaine. Au fur et à mesure des siècles, le vêtement a pris une importance capitale dans nos vies, évoluant chaque année et définissant en quelque sorte notre idée du monde. Car oui, ce qu’on porte fait partie des codes sociaux car nous ne portons pas les mêmes habits selon les événements auxquels nous participons…du moins, on se pose un minimum la question avant de mettre un vêtement pour tel ou tel événement. Et si on ne se la pose pas, d’autres poseront la question pour nous. Et ce sont tous ces questionnements qui se retrouvent parfois dans le monde de la nuit, et bien évidemment de la danse.

Pourquoi ne viendrait-on pas en pyjama en soirée ? Pourquoi on est recalé en boite parce qu’on a pas les bonnes baskets ? Doit-on refuser des personnes parce qu’elles portent des casquettes ou que leur jupe est trop courte ? Que veut dire réellement une tenue correcte exigée ?

Toutes ces questions-là sont très justement posées et la frustration de ceux et celles qui la posent est parfaitement compréhensible. Essayons de réfléchir ensemble

Pour un certain nombre d’entre nous, s’obliger à devoir s’habiller comme d’autres voudraient qu’elle s’habille s’apparente à de l’esclavagisme, de la discrimination et à un profond manque de liberté d’expression. C’est d’ailleurs pour cela que ça va toujours gueuler lorsqu’il y’a un dress code qui est émis dans une soirée et que la personne se retrouvera recalée si elle n’y adhère pas. Bien évidemment, tout le monde n’est pas à l’aise de devoir porter une cravate, une chemise, une robe ou que sais-je encore. Seulement, il faut bien reconnaître également que tout le monde ne fait pas l’effort de vouloir s’habiller correctement comme il le ferait naturellement s’il se rendait à son travail de bureau. Sur ce point, la réponse récurrente que l’on entendra est :

« C’est différent. On est dans un contexte de boulot. Je dois adhérer à ce que le job veut, sinon, je me fais virer et le frigo sera vide. Là, je veux juste sortir danser et m’amuser. Je ne veux pas me prendre la tête comme au boulot sur ces questions-là. »

Toutefois, on en vient à oublier que le vêtement est un code social comme un autre et qu’au final, il n’y a pas vraiment de contexte pour s’habiller « correctement ». Mais partons de l’idée qu’ « une tenue correcte exigée », c’est très vague et qu’on veut s’habiller comme on veut en soirée. Partons aussi de l’idée que le contexte boulot est différent du contexte fête car au final, le dress code en entreprise permet de crédibiliser celle/celui qui le porte et intervient comme un marqueur de la fonction. C’est un diktat précis et légiféré. Dans une soirée danse, cela l’est moins, voire pas du tout ; tout cela amène à des débats très virulents et des choix parfois maladroitement exprimés de la part de certains organisateurs qui tiennent à ce que leurs clients soient bien sapé (car c’est leur soirée. Ils sont en droit de le faire). Toutefois, pas de règles et de légifération ne veut pas dire pas de dress code. Soyons honnêtes 5 minutes : est-ce que cela nous viendrait à l’idée d’arriver à un mariage avec les tenues que l’on porte pour aller à la salle de sport ? est-ce que l’on ne réfléchit pas à 2 fois sur nos habits lorsque l’on se rend à un anniversaire ? Même pour célébrer un diplôme, on veut le plus souvent se faire beau ou belle. Les célébrations festives peuvent donc indiquer implicitement qu’il convient de pouvoir disposer d’une tenue belle, élégante et efficace. Bien souvent, ce sont les femmes qui font le plus d’effort sur ce sujet que les hommes car malheureusement dans la société qui est la nôtre, ce sont le plus souvent elles qui vont être pointées du doigt que leurs confrères masculins lorsqu’elles font un écart. Mais en vérité, il appartient à tous de prendre ses responsabilités sur cette question. Une soirée danse est une célébration tout aussi festive qu’un mariage. Dès lors, essayer de se saper ne serait-ce qu’un minimum est un effort que l’on peut aisément tous faire.

Mais chacun est libre de faire ce qu’il veut, bien évidemment 😊

Article écrit par Hatman

Novembre 2019

« Habille-toi ! On sort ce soir ! »

Depuis la nuit des temps, le vêtement est une source de discussion, de débats, de contradictions, de disputes, de réconciliation, d’amitié, de jalousies et de toutes ces choses qui caractérisent la complexité humaine.

Au fur et à mesure des siècles, le vêtement a pris une importance capitale dans nos vies, évoluant chaque année et définissant en quelque sorte notre idée du monde. Car oui, ce qu’on porte fait partie des codes sociaux car nous ne portons pas les mêmes habits selon les événements auxquels nous participons…du moins, on se pose un minimum la question avant de mettre un vêtement pour tel ou tel événement. Et si on ne se la pose pas, d’autres poseront la question pour nous. Et ce sont tous ces questionnements qui se retrouvent parfois dans le monde de la nuit, et bien évidemment de la danse.

Pourquoi ne viendrait-on pas en pyjama en soirée ? Pourquoi on est recalé en boite parce qu’on a pas les bonnes baskets ? Doit-on refuser des personnes parce qu’elles portent des casquettes ou que leur jupe est trop courte ? Que veut dire réellement une tenue correcte exigée ?

Toutes ces questions-là sont très justement posées et la frustration de ceux et celles qui la posent est parfaitement compréhensible. Essayons de réfléchir ensemble

Pour un certain nombre d’entre nous, s’obliger à devoir s’habiller comme d’autres voudraient qu’elle s’habille s’apparente à de l’esclavagisme, de la discrimination et à un profond manque de liberté d’expression. C’est d’ailleurs pour cela que ça va toujours gueuler lorsqu’il y’a un dress code qui est émis dans une soirée et que la personne se retrouvera recalée si elle n’y adhère pas. Bien évidemment, tout le monde n’est pas à l’aise de devoir porter une cravate, une chemise, une robe ou que sais-je encore. Seulement, il faut bien reconnaître également que tout le monde ne fait pas l’effort de vouloir s’habiller correctement comme il le ferait naturellement s’il se rendait à son travail de bureau. Sur ce point, la réponse récurrente que l’on entendra est :

« C’est différent. On est dans un contexte de boulot. Je dois adhérer à ce que le job veut, sinon, je me fais virer et le frigo sera vide. Là, je veux juste sortir danser et m’amuser. Je ne veux pas me prendre la tête comme au boulot sur ces questions-là. »

Toutefois, on en vient à oublier que le vêtement est un code social comme un autre et qu’au final, il n’y a pas vraiment de contexte pour s’habiller « correctement ».

Mais partons de l’idée qu’ « une tenue correcte exigée », c’est très vague et qu’on veut s’habiller comme on veut en soirée. Partons aussi de l’idée que le contexte boulot est différent du contexte fête car au final, le dress code en entreprise permet de crédibiliser celle/celui qui le porte et intervient comme un marqueur de la fonction. C’est un diktat précis et légiféré. Dans une soirée danse, cela l’est moins, voire pas du tout ; tout cela amène à des débats très virulents et des choix parfois maladroitement exprimés de la part de certains organisateurs qui tiennent à ce que leurs clients soient bien sapé (car c’est leur soirée. Ils sont en droit de le faire). Toutefois, pas de règles et de légifération ne veut pas dire pas de dress code. Soyons honnêtes 5 minutes : est-ce que cela nous viendrait à l’idée d’arriver à un mariage avec les tenues que l’on porte pour aller à la salle de sport ? est-ce que l’on ne réfléchit pas à 2 fois sur nos habits lorsque l’on se rend à un anniversaire ? Même pour célébrer un diplôme, on veut le plus souvent se faire beau ou belle. Les célébrations festives peuvent donc indiquer implicitement qu’il convient de pouvoir disposer d’une tenue belle, élégante et efficace.

Bien souvent, ce sont les femmes qui font le plus d’effort sur ce sujet que les hommes car malheureusement dans la société qui est la nôtre, ce sont le plus souvent elles qui vont être pointées du doigt que leurs confrères masculins lorsqu’elles font un écart. Mais en vérité, il appartient à tous de prendre ses responsabilités sur cette question. Une soirée danse est une célébration tout aussi festive qu’un mariage. Dès lors, essayer de se saper ne serait-ce qu’un minimum est un effort que l’on peut aisément tous faire.

Mais chacun est libre de faire ce qu’il veut, bien évidemment 😊

Article écrit par Hatman 

Novembre 2019


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