Les soirées SBK sont, j’en suis sûre, une des raisons du réchauffement climatique !

Pourquoi ? Parce que les Bachateros et Salseros sont de véritables rayons de soleil. Ils vous inondent de leurs sourires et de leur bonne humeur communicative. Ils arriveraient même à réchauffer un grain de sable dans le désert, c’est dire !

Mais quand vient le quart d’heure de Kizomba… on a l’impression que l’humeur se gâte, les sourires se font plus rares, et pour les spectateurs non-initiés en bord de piste, c’est l’incompréhension.

Des amies non danseuses ont eu le sentiment d’une absence totale de partage entre les danseurs, contrairement aux danseurs de Bachata ou de Salsa. Elles m’ont interrogé sur les raisons de cette apparente morosité.

Il paraîtrait que certains professeurs conseillent aux danseuses de ne pas trop sourire pour ne pas paraître trop disponible. Je préfère penser qu’il ne s’agit que d’une rumeur… tant ce raisonnement paraît ridicule, dégradant et abêtissant.

Alors, après avoir fait le constat qu’étant moi-même de nature plutôt souriante, je souris finalement un peu moins en Kizomba qu’en Bachata, je me suis demandée pourquoi.

La musique.

Certaines sonorités invitent plus à la jovialité que d’autres. Il faut reconnaître que les sons d’UrbanKiz ne sont pas franchement des invitations à la rigolade. Vu du bord de la piste, l’intensité d’une danse pourrait même donner l’impression que les danseurs se toisent ou s’ennuient.

En revanche, les sons de Semba et de Kizomba traditionnelle, plus rapides, plus festifs, nous transportent aux origines de la Kizomba, « fête » en kimbudu (langue parlée en Angola). La Kizomba c’est ce qu’on danse à la fête du village, c’est le partage entre les générations, c’est la joie et les sourires !

La connexion visuelle.

Le sourire entre les danseurs a tendance à naître de la connexion visuelle. Or, si en Bachata, on alterne la position ouverte et la position fermée de manière assez équitable, permettant une connexion visuelle très régulière. En Kizomba, la position fermée reste prépondérante. Finalement, les danseurs peuvent passer une danse entière sans se regarder. Difficile de sourire à quelqu’un que l’on ne voit pas !

Un danseur capverdien m’a fait remarquer que, selon lui, il n’y avait qu’en France qu’on ne se regardait pas en dansant la Kizomba même en position fermée. J’ai tenté l’expérience avec lui, mais la très grande proximité de nos visages m’a mis légèrement mal à l’aise quand nous étions les yeux dans yeux. Le manque d’habitude et de complicité peut être… A retenter pour voir !

La complicité.

En danse, comme ailleurs, si on rencontre une personne avec qui « ça le fait », on aura plus naturellement le sourire aux lèvres. Cette complicité entre les danseurs peut être immédiate ou s’installer dans le temps. On aime danser et redanser ensemble. Et ça se voit. Les gestes sont de plus en plus fluides, les portés de plus en plus nombreux, le plaisir est au rendez-vous et le sourire aussi. Cette complicité peut aller jusqu’à donner le sentiment d’être plus jolie, plus douée aussi ! Certains danseurs nous magnifient. Et ça, c’est une superbe raison de leur sourire pour les remercier !

Lor BK

(image © MaxPPP)


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