"Le changement, c'est maintenant."

 

Quelque soit les goûts, les caractères et les sensibilités de chacun, le constat est clair : celui ou celle qui continue à danser, à aller en soirée (que ce soit ponctuel ou régulier) qui organise des évènements, mixe, enseigne, fait danser les gens…bref, celui ou celle qui exerce une activité dans ce milieu aime la Kizomba. Il y’a pourtant quelque chose qui est à la fois masochiste et contradictoire pour bon nombre d’entre nous qui ne cessent de critiquer tout ce qui ne va pas dans ce milieu, au point que certains interlocuteurs peuvent se demander si on aime vraiment sortir en soirée. Car lorsqu’on ne supporte pas ou plus quelque chose, on finit raisonnablement par partir sans jamais revenir. Qu’est-ce qui nous pousse donc à rester ? Peut-être que dans le fond, on peut être dérangé par les défauts du milieu, les dénoncer à juste titre (tout le monde a le droit et la liberté de critiquer) mais on ne sait pas comment faire pour que ces défauts disparaissent.

 

Pour changer quelque chose qui nous dérange, il faut d’abord provoquer un changement à l’intérieur de soi. Aujourd’hui, de nombreux débats sortent ou ressortent dans la Kizomba, que ce soit sa danse, ses mutations, ses soirées et même ses gens ! Chacun a sa propre opinion (ni juste ni fausse) sur ces différents sujets et il est parfaitement sain que ces opinions là se confrontent. Sauf que parfois, nous sommes tellement convaincus de notre propre avis qu’on peut « s’oublier ».

 

Et qu’est-ce qu’on oublie ? :

1) On peut avoir tort. (Eh oui !) Même en pensant avoir raison, on est jamais à l’abri d’une réflexion adverse qui peut faire vaciller tout notre argumentaire. Et dans la majorité des cas, l’égo nous empêche de rester humbles et refuse de nous faire admettre qu’on peut raconter n’importe quoi, même lorsque l’interlocuteur nous le prouve par A + B.

2) On ne se met pas suffisamment à la place de l’autre. Dans la plupart des cas, on ne prend pas le temps de s’interroger profondément sur les agissements et les réactions des gens. (on ne prend pas le temps de les interroger non plus.) Et c’est ce manque d’empathie constant qui mène le plus souvent à des clashs entre 2 personnes qui ne se comprennent pas et ont d’ailleurs refusé de se comprendre.

3) Une bonne communication sera toujours appréciée, quel qu’en soit le contenu. Venir proclamer qu’on dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas se retourne à 80% contre nous. D’une part, parce que tout bêtement, tout le monde ne pense pas comme nous. Donc venir dire tout haut ce que quelqu’un ne pense pas, c’est saugrenu et mensonger. D’autre part, UNE vérité est toujours en premier lieu NOTRE propre vérité. Dès lors, il y’a une forme à adopter lorsqu’on l’énonce. On dit souvent que le fond et la forme sont d’égale importance lorsque l’on veut communiquer une information à quelqu’un. En réalité, c’est la forme qui est la plus essentielle. Pourquoi ? Parce qu’en employant parfaitement les bons mots, la bonne intonation, le bon vocabulaire, on peut faire passer n’importe quel message, que le fond soit vrai ou faux. 

Pour convaincre les autres que ce qui se déroule dans le milieu Kiz doit changer, il faut donc déjà changer son soi intérieur. Ensuite, on peut mettre en place des actes visant à persuader les gens du bien-fondé de ce changement. Tout ce qui s’est produit dans l’environnement Kiz ne s’est pas formé tout seul. Cela a été l’œuvre d’hommes et de femmes qui ont mené des actions pour en arriver là où nous en sommes aujourd’hui. Mais est-ce que cet aujourd’hui est forcément à jeter, de A à Z ? Non. Pour changer le milieu, il faut donc ne pas céder directement aux sirènes du pessimisme.
Si l’on voit uniquement le mal dans le milieu dans lequel on évolue, on ne parviendra jamais à le changer, quelque soit les actions nobles que l’on tente de mener pour les changer. L’espoir d’un lendemain meilleur sera toujours la meilleure manière de persuader quelqu’un. Mais déjà, il faut se persuader soi-même que c’est possible. Il faut donc savoir rester positif. Car le jour où les choses évolueront dans le bon sens, on sera tellement ancré dans le négatif qu’on ne s’en rendra même pas compte.

Enfin, pour changer quelque chose qui nous dérange, il faut aussi savoir bien s’entourer. L’expression « Seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin » est toujours aussi pertinente. S’il y’a des gens proches de nous qui ont un profond désir de voir les choses évoluer, il faut savoir en parler et collaborer avec elles sur un projet qui fera bouger les choses. Car peut-être que le vrai problème n’est pas le côté malsain de la Kiz, au point que certains ont fini par ne plus l’aimer. Le vrai problème est sans doute que trop de personnes, avec des idées et des influences, ont fini par baisser les bras et l’abandonner à son sort. A méditer… 

Article écrit par Hatman

Octobre 2019

"Le changement, c'est maintenant."

Quelque soit les goûts, les caractères et les sensibilités de chacun, le constat est clair : celui ou celle qui continue à danser, à aller en soirée (que ce soit ponctuel ou régulier) qui organise des évènements, mixe, enseigne, fait danser les gens…bref, celui ou celle qui exerce une activité dans ce milieu aime la Kizomba. Il y’a pourtant quelque chose qui est à la fois masochiste et contradictoire pour bon nombre d’entre nous qui ne cessent de critiquer tout ce qui ne va pas dans ce milieu, au point que certains interlocuteurs peuvent se demander si on aime vraiment sortir en soirée. Car lorsqu’on ne supporte pas ou plus quelque chose, on finit raisonnablement par partir sans jamais revenir. Qu’est-ce qui nous pousse donc à rester ? Peut-être que dans le fond, on peut être dérangé par les défauts du milieu, les dénoncer à juste titre (tout le monde a le droit et la liberté de critiquer) mais on ne sait pas comment faire pour que ces défauts disparaissent.

 

Pour changer quelque chose qui nous dérange, il faut d’abord provoquer un changement à l’intérieur de soi. Aujourd’hui, de nombreux débats sortent ou ressortent dans la Kizomba, que ce soit sa danse, ses mutations, ses soirées et même ses gens ! Chacun a sa propre opinion (ni juste ni fausse) sur ces différents sujets et il est parfaitement sain que ces opinions là se confrontent. Sauf que parfois, nous sommes tellement convaincus de notre propre avis qu’on peut « s’oublier ».

 

Et qu’est-ce qu’on oublie ? :

1) On peut avoir tort. (Eh oui !) Même en pensant avoir raison, on est jamais à l’abri d’une réflexion adverse qui peut faire vaciller tout notre argumentaire. Et dans la majorité des cas, l’égo nous empêche de rester humbles et refuse de nous faire admettre qu’on peut raconter n’importe quoi, même lorsque l’interlocuteur nous le prouve par A + B.

2) On ne se met pas suffisamment à la place de l’autre. Dans la plupart des cas, on ne prend pas le temps de s’interroger profondément sur les agissements et les réactions des gens. (on ne prend pas le temps de les interroger non plus.) Et c’est ce manque d’empathie constant qui mène le plus souvent à des clashs entre 2 personnes qui ne se comprennent pas et ont d’ailleurs refusé de se comprendre.

3) Une bonne communication sera toujours appréciée, quel qu’en soit le contenu. Venir proclamer qu’on dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas se retourne à 80% contre nous. D’une part, parce que tout bêtement, tout le monde ne pense pas comme nous. Donc venir dire tout haut ce que quelqu’un ne pense pas, c’est saugrenu et mensonger. D’autre part, UNE vérité est toujours en premier lieu NOTRE propre vérité. Dès lors, il y’a une forme à adopter lorsqu’on l’énonce. On dit souvent que le fond et la forme sont d’égale importance lorsque l’on veut communiquer une information à quelqu’un. En réalité, c’est la forme qui est la plus essentielle. Pourquoi ? Parce qu’en employant parfaitement les bons mots, la bonne intonation, le bon vocabulaire, on peut faire passer n’importe quel message, que le fond soit vrai ou faux. 

Pour convaincre les autres que ce qui se déroule dans le milieu Kiz doit changer, il faut donc déjà changer son soi intérieur. Ensuite, on peut mettre en place des actes visant à persuader les gens du bien-fondé de ce changement. Tout ce qui s’est produit dans l’environnement Kiz ne s’est pas formé tout seul. Cela a été l’œuvre d’hommes et de femmes qui ont mené des actions pour en arriver là où nous en sommes aujourd’hui. Mais est-ce que cet aujourd’hui est forcément à jeter, de A à Z ? Non. Pour changer le milieu, il faut donc ne pas céder directement aux sirènes du pessimisme.
Si l’on voit uniquement le mal dans le milieu dans lequel on évolue, on ne parviendra jamais à le changer, quelque soit les actions nobles que l’on tente de mener pour les changer. L’espoir d’un lendemain meilleur sera toujours la meilleure manière de persuader quelqu’un. Mais déjà, il faut se persuader soi-même que c’est possible. Il faut donc savoir rester positif. Car le jour où les choses évolueront dans le bon sens, on sera tellement ancré dans le négatif qu’on ne s’en rendra même pas compte.

Enfin, pour changer quelque chose qui nous dérange, il faut aussi savoir bien s’entourer. L’expression « Seul, on va plus vite, ensemble on va plus loin » est toujours aussi pertinente. S’il y’a des gens proches de nous qui ont un profond désir de voir les choses évoluer, il faut savoir en parler et collaborer avec elles sur un projet qui fera bouger les choses. Car peut-être que le vrai problème n’est pas le côté malsain de la Kiz, au point que certains ont fini par ne plus l’aimer. Le vrai problème est sans doute que trop de personnes, avec des idées et des influences, ont fini par baisser les bras et l’abandonner à son sort. A méditer…

Article écrit par Hatman 

Octobre 2019


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