“La grande majorité des articles sur le savoir-vivre dans le milieu de la danse à deux nous invite à ne jamais refuser une danse.

Pourtant, on peut lire et entendre de nombreux témoignages de danseurs/danseuses « recalés » qui partagent leurs expériences sur les refus qu’ils ont subis. Des refus plus ou moins violents ; des refus plus ou moins justifiés ; des refus plus ou moins bien vécus.”

 

Le recalage arrive à tout le monde. Et si on essayait un peu de comprendre, pour essayer de changer !?    –

Y a-t-il un profil de recalé(e)s » ?

Les débutant(e)s. Pas facile de débuter en Kizomba. Même si certains l’oublient, nous sommes pourtant tous passés par là. Difficile pour l’égo de se faire recaler, certes, mais n’y voyez rien de personnel. N’abandonnez pas, prenez des cours, multipliez les invitations pour progresser, demandez des conseils et soyez ouverts pour les recevoir. Et surtout, surtout amusez-vous, même de vos faux-pas ! On aura envie de redanser et de sourire avec vous encore et encore !

Les danseurs blancs. Force est de constater que les danseurs blancs subissent une forme de racisme dans la kizomba. Pas de langue de bois ici ! Difficile à admettre ouvertement, mais certaines danseuses le reconnaissent déjà à demi-mots en avouant après une danse qu’elles ont failli refuser et qui s’est finalement avérée géniale : « oh j’aurai pas cru, mais tu danses vraiment super bien… pour un blanc ! ». Les clichés ont la dent dure… Courage les gars, ne lâchez rien !

Les danseuses noires. Bon nombre de nos amies danseuses se plaignent que leurs « frères » leur préfèrent les blanches. Vous êtes des déesses les filles, forcez-les à s’en souvenir !

Les danseuses de festival. Les françaises rapportent que les danseurs n’invitent que les étrangères. On ne va pas se mentir ici non plus… Nous connaissons tous l’objectif de cette méthode. Mais nous n’avons pas à juger, chacun est libre de ses choix !

 

Y a-t-il un profil de « recaleur(se)s » ?

Les recaleurs-types sont évidemment les prétentieux qui se prennent un peu trop au sérieux. Ceux-là même qui ont oublié qu’ils ont débuté un jour. Ce sont souvent les mêmes qui vous donnent un cours que vous n’avez pas demandé, les mêmes qui ne s’adaptent pas et peuvent lever les yeux au ciel si vous hésitez ou si vous vous trompez. Un conseil : redescendez un peu, soyez aimables, bienveillants et partagez votre expérience !

Les blasés de la kiz. Ils sont de toutes les soirées kizomba, du lundi au dimanche. Ils ne dansent qu’avec celles et ceux qu’ils les font rêver et/ou progresser, sinon… ils s’ennuient ! Dommage pour vous, vous passez sûrement à côté de jolies rencontres.

Les stressés qui se mettent trop la pression. Ceux-là manquent tellement de confiance en eux qu’ils peuvent refuser un danseur ou une danseuse qu’ils considèrent « trop » bon pour eux. Détendez-vous et profitez de toutes les mains tendues pour apprendre !

 

Y a-t-il des bonnes raisons de refuser une danse ?

Le physique est-il une bonne raison de recaler un danseur/danseuse ? Officiellement, la réponse est non. Mais dans la réalité, bien sûr que le physique est un critère de recalage pour certains/certaines. Et au fond, chacun fait ce qu’il veut. Tout le monde ne vous plait pas et vous ne pouvez pas plaire à tout le monde. Alors partagez des bons moments avec ceux qui ont envie de danser avec vous !

Au-delà du physique, il se peut qu’une personne nous mette mal à l’aise. La Kizomba est une danse de contact et elle doit rester un plaisir. Ça serait un non-sens de se forcer à être en contact physique avec un partenaire qui nous gêne, au motif qu’on ne refuse pas une danse !

L’absence totale et persistante de connexion peut-elle être un motif légitime de refus !? Parfois, la magie opère entre les danseurs. Et parfois non. Par principe, il faut toujours ressayer car nous évoluons tous dans notre danse. Mais si ça ne passe définitivement pas…

Les douleurs et blessures sont évidemment un motif de refus justifié ! Mais chaque danseur doit garder en tête que les blessures peuvent être invisibles et que le partenaire ne souhaite pas forcément en parler. Un grand danseur pourra se voir recaler par une danseuse qui souffre de ses épaules.

 

Y a-t-il une bonne manière de refuser une danse ?

S’il y avait une seule règle à retenir, ça serait celle-ci : si vous recalez quelqu’un, faites-le gentiment, sans inventer d’excuse (un « non merci » suffit) et ayez la délicatesse de n’accepter aucune autre invitation avant la fin de la chanson en cours.

Mais, parce qu’il y a toujours un mais, imaginez un instant un danseur avec lequel vous vous êtes faits signe toute la soirée pour arriver à vous capter, qui enfin se libère et vient vous inviter, quelques secondes après que vous ayez recalé un danseur. Vous vouliez vraiment faire une pause, mais vous voulez aussi vraiment danser avec ce danseur qui n’est jamais libre… dilemme… qui se règle très facilement : à la fin de votre session, retournez inviter le recalé !

 

Comment réagir au « recalage » ?

Par pitié, rangez votre ego. Ne décidez pas de blacklister à tout va pour punir les danseurs/danseuses qui vous recalent.

Si le cœur vous en dit, « vengez » vous gentiment et avec humour. Réinvitez encore et encore celui ou celle qui vous a recalé jusqu’à temps qu’il ait épuisé son lot d’excuses bidons et vous fasse enfin l’honneur d’une danse !

Pour conclure, nous dirons que chacun a le droit de refuser, le droit de ne pas avoir envie à l’instant T, le droit de vouloir partager avec une personne plus qu’une autre, le droit d’avoir une bonne raison de refuser sans vouloir la donner…

“Quoiqu’il en soit, recaleurs, recalés, ne perdez pas de vue que nous sommes là pour danser, nous enjailler, partager, sourire, profiter, prendre du plaisir. N’est-ce pas là l’essentiel?”

 

– Lor BK –

image “madmoizelle.com”


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